A l'orée du blog

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lundi 9 janvier 2006

Petit Poucet...

Marchand de cailloux
Paroles et Musique: Renaud Séchan (1991)




Dis Papa, quand c'est qu'y passe
Le marchand d'cailloux
J'en voudrais dans mes godasses
A la place des joujoux
Avec mes copines en classe
On comprend pas tout
Pourquoi des gros dégueulasses
Font du mal partout
Pourquoi les enfants de Belfast
Et d'tous les ghettos
Quand y balancent un caillasse
On leur fait la peau
J'croyais qu'David et Goliath
Ça marchait encore
Qu'les plus p'tits pouvaient s' débattre
Sans être les plus morts

Dis Papa, quand c'est qu'y passe
Le marchand d'liberté
Il en a oublié un max
En f'sant sa tournée
Pourquoi des mômes crèvent de faim
Pendant qu'on étouffe
D'vant nos télés, comme des crétins
Sous des tonnes de bouffe

Dis Papa, quand c'est qu'y passe
Le marchand d'tendresse
S'il est sur l'trottoir d'en face
Dis-y qu'y traverse
J'peux lui en r'filer un peu
Pour ceux qu'en ont b'soin
J'en ai r'çu tellement mon vieux
Qu' j'peux en donner tout plein
J'veux partager mon Mac Do
Avec ceux qui ont faim
J'veux donner d'l'amour bien chaud
A ceux qu'ont plus rien
Est-ce que c'est ça être coco
Ou être un vrai chrétien
Moi j'me fous de tous ces mots
J'veux être un vrai humain

Dis Papa, tous ces discours
Me font mal aux oreilles
Même ceux qui sont plein d'amour
C'est kif-kif-pareil
Ça m'fait comme des trous dans la tête
Ça m'pollue la vie et tout
Ça fait qu'je vois sur ma planète
Des ‘Inti Fada' partout

Dis Papa, quand c'est qu'y passe
Le marchand d'cailloux
J'en voudrais dans mes godasses
A la place des joujoux

Et p't'être que sur ta guitare
J'en jetterai aussi
Si tu t'sers de moi, trouillard
Pour chanter tes conneries

Et p't'être que sur ta guitare
J'en jetterai aussi
Si tu t'sers de moi, trouillard
Pour chanter tes conneries

lundi 19 décembre 2005

Et deux sites pour la route!

Une fois n'est pas coutume, j'ai décidé de présenter aujourd'hui deux sites de potes. huhu


** Tout d'abord un site consacré au jeu PC World of Warcraft, qui pourra sans doute en intéresser certains...
C'est le site de Ben, mon voisin lorrain! P'tit coucou en passant!!!



** Puis le très récent (et pas encore tout à fait à jour) site de Stivo, présentant un échantillon de ses oeuvres et productions graphiques diverses et variées.
On y trouve entre autre, dans la section "Enfants", quelques dessins des personnages de notre projet commun (Stivo au dessin et moi-même au scénario), Clodie et Monsieur Auguste!

Voici Clodie, avec sa môman:


Et voilà Monsieur Auguste:



Allez donc y jeter un oeil en passant!
En vous remerciant.

vendredi 9 décembre 2005

Message sans frontières

Hello bonjour chers lecteurs!

Je me permets aujourd'hui de me faire le relai d'un mail récent de Morzy: il s'agit d'un spot vidéo de Médecins Sans Frontières, non diffusé à la télévision pour raison de gestion budgétaire...
Le lien, c'est par ICI!!!

Prenez la peine de le visionner et pourquoi pas de le diffuser à votre tour!
En vous remerciant.

vendredi 23 septembre 2005

A tous les fans de Japanime

Coucou!

Je suis tombée sur un site bien sympathique en cherchant à télécharger des mp3 gratuits de génériques d'animés japonais en version originale : génériques qui sont d'ailleurs de plus en plus difficilement accessibles, soit que les liens de téléchargement soient payants, soit qu'ils ne soient plus d'actualité...
Donc le site en question est Anime-Ultime. Pour les fan de Japanime of course!





Une radio diffuse en continu une banque de 640 Bandes Originales... De plus le site offre une vidéothèque importante de titres en téléchargement gratuit (uniquement des animes non licenciés en France et en VOSTFR)! J'ai même vérifié, sceptique, si ce service-là, assez appétissant à première vue, marchait vraiment... Et la réponse est OUIII!!! huhu
On y trouve aussi des rubriques traditionnelles sur l'animation japonaise, comme des Dossiers sur différents films, séries et mangas, ainsi qu'un Forum et autres infos et services...

Bon ben à tout hasard, bonne visite!


vendredi 9 septembre 2005

Coraline, Tom et les autres

Un petit mot sur mes lectures de vacances…

Il s'agit surtout de romans pour la jeunesse cette fois: petite "déformation professionnelle" oblige, je m'intéresse à toutes sortes de lectures! hihi
D'ailleurs je suis loin d'être aussi catégorique que les "hautes autorités littéraires" en ce qui concerne les classements officiels de certains livres, dans les sections "enfants", "jeunesse", ou "adultes"! Les frontières sont souvent ténues d'une section à l'autre... Il n'y a qu'à citer Alice au Pays des merveilles, Peter Pan, Le Petit Prince, Le grand Meaulnes, Le pays où l'on n'arrive jamais, parmi les plus connus, pour s'en rendre compte, ces ouvrages destinés aux jeunes lecteurs révèlent souvent de véritables trésors en seconde lecture, entres les lignes, quelques années plus tard. Vous ne trouvez pas? huhu

Parmi mes lectures des mois d'été voici donc:



La rivière à l'envers de Jean-Claude Mourlevat



Mot de la FNAC
D’où vient la jeune fille qui a demandé à Tomek, l’épicier du village, de l’eau de la rivière Qjar ? Lorsqu’il apprend que cette rivière coule à l’envers et que sa source a des propriétés surnaturelles, l’idée de partir ne le quitte plus… Une Forêt de l’Oubli et ses ours, d’immenses fleurs bleues que l’on nomme Voiles, une Île Inexistante dont on ne repart jamais, des arbres aux écureuils-fruits…
Jean-Claude Mourlevat est un écrivain ensorceleur qui possède un ton particulièrement attachant.
Mon petit mot à moi
Un livre tendre comme une friandise, doux comme un amour d'enfance, une aventure initiatique pittoresque et chamarrée vers l'absolu d'un grand secret.
Extrait
"Si tu veux me voir, il faudra te retourner. Tu regarderas les rangées d'arbres dans le vent, la flaque d'eau où le petit oiseau boit, le jeune chien qui joue, c'est là que je serai, Tomek. Voilà, ne l'oublie jamais."


Coraline de Neil Gaiman



Mot de la Fnac
Coraline et ses parents viennent d’emménager dans une maison partagée en plusieurs appartements. Le lendemain de son installation, Coraline part explorer son nouvel univers. Après avoir entendu des bruits étranges et vu une ombre détaler dans un couloir, elle ouvre une porte condamnée et se retrouve dans un appartement identique au sien. Enfin, presque identique… Un roman tout aussi lumineux qu’effrayant, véritable chef-d’oeuvre de noirceur fantastique dont l’intensité dramatique ne faiblit jamais.
Mon petit mot à moi
Comme il y a Alice au Pays des merveilles, on pourrait dire qu'il y a Coraline au Pays de la peur… Comme un cauchemar où les gens ne sont pas eux-mêmes mais leur reflet d'ombre, un avatar monstrueux et fou, peut-être l'incarnation du pire!
Extraits
"- Le courage, c'est quand on a peur mais qu'on y va quand même.", répondit-elle."
"- Et ce qu'on ne voyait pas, ça faisait toujours plus peur."


La bibliothécaire de Gudule



Le mot de la Fnac
Guillaume n'aime pas le français et dort pendant les cours. Pourtant, ses "rêves" ont tout à voir avec le français : depuis la vieille dame qui n'arrête pas d'écrire jusqu'à la jeune fille qu'il décide de suivre et qui l'entraîne à la bibliothèque, dans un incroyable périple au pays de Poil de Carotte, de Gavroche et du Petit Prince...
L'histoire de Guillaume et de son ex-future bibliothécaire offre une réponse originale à la grande question : comment devient-on écrivain ? Naissance d'une vocation...
Mon petit mot à moi
Un roman qui s'adresse à des lecteurs plus jeunes que les trois autres présentés ici. Humour et facéties langagières prennent des formes inattendues retentissant dans l'intrigue elle-même, pour un voyage aussi rocambolesque que livresque! Mais peut-être un peu hâtif…
Extraits
"Je n'ai jamais lu Alice, et je le déplore. Qui sait si ma vie n'en eût pas été changée?"
"Son corps a l'air d'être là, dans cette chambre, mais c'est une enveloppe vide. Son esprit voyage dans le temps. Et la "machine à voyager dans le temps" n'est autre qu'un stylo…"



Tom et le jardin de minuit de Philippa Pearce



Mot de l'éditeur
Les vacances commencent bien mal pour Tom : il doit les passer chez son oncle et sa tante, loin de son frère qui a la rougeole. Mais pour quelle raison lui est-il interdit de quitter sa chambre la nuit? Et pourquoi les fenêtres ont-elles des barreaux? Une nuit, Tom, très intrigué, descend l’escalier à pas de loup... Et voici qu’une porte s’ouvre sur un merveilleux jardin. Un jardin peuplé d’étranges personnages où le jour, la nuit et les saisons n’obéissent plus aux lois du Temps.
Mon petit mot à moi
Mon coup de cœur, un songe enchanteur et poétique qui vous fait traverser les décors et les époques, qui vous emporte dans ses circonvolutions intemporelles au fil des pages, inclassable tant l'auteur navigue avec habileté d'un genre à l'autre jusqu'à dérouter le lecteur ravi... A lire vite, oh que oui oh que ouiouiii!
Extrait
"Il regarda fixement, d'abord avec surprise, puis avec indignation, le spectacle qu'il avait sous les yeux. Qu'ils aient osé le tromper ainsi, lui mentir ainsi! Ils avaient dit:
- Ce n'est pas la peine d'aller derrière la maison, Tom.
Ils avaient décrit cet endroit avec une telle désinvolture:
- Une espèce de cour, très petite, avec des poubelles – il n'y avait vraiment rien à voir.
Rien… Seulement ceci : une grande pelouse où les plates-bandes étaient en fleurs ; un sapin majestueux, des ifs touffus qui arrondissaient leur ombres sur deux côtés de la pelouse ; sur le troisième côté, à droite, une orangerie presque aussi grande qu'une maison ; et, tout autour de la pelouse, une allée qui serpentait vers les profondeurs du jardin, où il y avait d'autres arbres.
Tom s'avança instinctivement, le souffle coupé (…)."

dimanche 31 juillet 2005

Journal de bord d'un détraqué moteur

Je finis de le lire à l'instant... Journal de bord d'un détraqué moteur, par Paul MELKI.




Ce journal n'est pas comme les autres... Paul n'est pas comme les autres. Pluri-handicapé, les mots qu'il dicte de ses mouvements de main pour qu'un assistant les transmette au clavier de l'ordinateur, ne sont pas qu'une simple prose. C'est son langage, sa parole propre, et, transcendé par l'ébullition de son esprit sur le qui-vive, son CRI au monde!

Extraits:

"Oui, je veux dire ma joie d'écrire puisque je ne parle pas. C'est une chose incroyable pour les bien-pensants mais j'écris et je chante comme tout le monde. Je chante des odes et des poème pour dépasser mon être, pour exister."

"Pour moi, rêverie et poésies ryhtment ma pauvre vie de corps tué par la maladie. Une frénésie de rêveries folles, libératrices de pulsions morbides. Je freine ma déchéance en rêvant d'un monde onirique et utopique, sans maladie, sans corps charnel, sans souffrance physique, un éden sur terre, une abolition des chaînes mystiques qui lient maladies et punitions divines, un paradis sans souffrance du corps qui se tord et se vrille comme les ceps des vignobles bourguignons. Juste un monde pur et aérien, sans souffrance de l'âme, une vie de moine sans contrainte du corps, une puissance de l'âme qui libère les énergies positives jusqu'à la jouissance suprême des sens, un terrible moment de vision utopique et ancestral. Rêve de tous!"

"Notre amour de la vie est semblable au sentiment des vivants pour les disparus, nous savons qu'elle existe et nous l'aimons sans pouvoir l'étreindre."

"Résister au mauvais traitement de la vie et devenir un jour le porte-parole des âmes trouées est un dessein qui me sied à merveille."

mercredi 20 juillet 2005

Littérature japonaise (bis)

Deux autres oeuvres littéraires japonaises lues il y a peu: la première, Les asters de Jun Ishikawa, étant publiée avec Le faucon (déjà présentée) aux Editions Philippe Picquier; la seconde, Voyage vers le Nord de Natsuki Ikezawa faisant partie du recueil Des os de corail, des yeux de perle aux mêmes éditions.


Les asters de Jun Ishikawa



Les asters (Shion monogatari) est un récit symbolique, où s'affrontent des personnages qui derrière des apparences humaines se révèlent peu à peu des créatures hybrides mi-hommes mi-animaux, voire même des êtres divins ou démoniaques. Muneyori, le jeune seigneur du pays, personnage principal sombre et inquiétant, n'a qu'un seul but, qu'une seule obsession: que rien de ce qui existe sur terre ne puisse échapper aux flèches de son arc! Alors d'abattre sans pitié hommes comme bêtes... Il ira, pour devenir maître incontestable de son art de mort, jusqu'à vouloir faire taire en lui tout ce qui reste d'humain: vouloir effacer son double sage, Heita. Et anéantir la représentation terrestre de Bouddha... Pour devenir à la fin et pour l'éternité le seul maître de ses terres maudites où ne subsisteront que des traces sombres de lui-même et de sa propre solitude, à l'infini: les asters, hommage à sa propre cruauté, et l'écho de son chant atroce, le chant d'un homme que sa folie meurtrière, peu à peu, a metamorphosé en démon.

Voyage vers le Nord de Natsuki Ikezawa



Natzuki Ikezawa, né en 1945, a d'une part suivi des études de physique et d'autre part traduit des poèmes grecs et diverses oeuvres romanesques occidentales. Il publie, à partir de 1984, romans, récits, nouvelles, comme:
La Stratosphère des matins d'été (Natsu no asa no seisôken), premier roman
La vie immobile (Still life), prix Chûô-kôron des jeunes romanciers et prix Akutagawa
La chute de Mathias Giri (Mashiasu Giri no shikkyaku), prix Tanizaki.

L'auteur nous évoque ici l'aventure désespérée d'un survivant de fin du monde, un ultime voyage vers le nord, de son abri anti-atomique insensible et solitaire d'Arizona jusqu'aux montagnes neigeuses canadiennes, point final de son but... Son but? Un ultime rêve: voir une dernière fois la neige, fêter le dernier Noël sur la planète en deuil. Et là, retrouver l'amour à travers un souvenir, retrouver les larmes et pleurer sur la mort de tous ses frères humains, sur la tristesse universelle et peut-être racheter l'absurdité de l'autodestruction.
Derrière l'aveu de l'émotion, de la sensibilité, en un mot de l'humanité en nous, c'est peut-être à ce même rachat, ce pardon par les pleurs que font écho ces vers d'un autre auteur:

Le seul bien qui me reste au monde
Est d'avoir quelquefois pleuré.


Alfred de Musset, Tristesse.


PS: Pour davantage d'informations sur la littérature japonaise, allez voir sur le site plathey.net où hormis une base de données exhaustive figurent encore d'autres liens très intéressants!

samedi 9 juillet 2005

Littérature japonaise

Quelques commentaires sur deux oeuvres d'auteurs japonais lues il y a quelque temps, assortis d'une biographie sommaire:


Le faucon de Jun ISHIKAWA



Jun Ishikawa est né en 1899. Il n'a débuté sa carrière de romancier qu'assez tardivement, puisqu'il est âgé de trente-six ans quand il commence à écrire ses premiers romans. Récompensé par plusieurs prix littéraires, il est connu comme un grand maître de l'imaginaire. Il a enseigné le français à l'université de Fukuoka (mais n'a conservé ce poste que moins d'une année pour avoir participé à un mouvement de grève), puis traduit en japonais des oeuvres d'auteurs français et francophones divers. Il meurt à l'âge de quatre-vingt-huit ans, laissant derrière lui une oeuvre respirant la révolte, le refus de l'ordre établi. Parmi ses écrits récompensés au Japon: Le boddhisatva de la grande pitié (Fugen), prix Akutagawa en 1937, Les asters (Shion monogatari), prix du Ministre de la Culture en 1957.

Le faucon (Taka), écrit en 1953, nous fait plonger dans un univers étrange et singulier, qui a de quoi dérouter au fil des pages, où se tisse une histoire balançant sans cesse entre descriptions d'un quotidien réaliste et notes fantastiques, irrationnelles. En même temps que le personnage principal, le lecteur se voit immergé dans l'étrange. Les volutes de fumée d'un tabac interdit, les pages de journal révélant l'avenir, les jeux troublants de la lumière de la Lune mèneront Kunisuke à la découverte d'un amour exclusif, celui d'une allégorie... Car cette jeune fille rebelle et inflexible aux lèvres brûlantes, n'est-ce pas la République, celle que crient les voix des prisonniers dans leurs cellules aux barreaux ensanglantés?

Le tumulte des flots de Yukio MISHIMA



Né en 1925 à Tokyo, Yukio Mishima est un écrivain et un artiste aux mutiples facettes. Il a écrit romans, nouvelles, comme essais et pièces de théâtre et s'est également exprimé dans le cadre de films cinématographiques. Il a été récompensé par les trois grands prix littéraires japonais. En 1970, suite à un coup d'état manqué organisé avec des membres de la Société du bouclier (qu'il avait créée en 1968 et dont le but est de revenir aux valeurs militaires traditionnelles), il se fait seppuku.

Le tumulte des flots commence comme l'histoire pure et légère de la naissance d'un amour... Un amour qui aurait pour cadre une île pouvant sembler isolée, coupée, protégée du reste du monde et de ses bassesses. Pourtant, derrière la répétition appliquée des tâches quotidienne, scandée par le va-et-vient de l'écume, le souffle du vent, la petite communauté des pêcheurs connaît elle aussi ses mesquineries. L'amour-propre et la jalousie auront-ils raison de la bravoure et de la noblesse d'un coeur qui bat?


Et pour finir ce voyage dans l'imaginaire japonais en douceur, la poésie d'un haïku...

Au papillon je propose
d'être mon compagnon
de voyage.


Shiki

jeudi 7 juillet 2005

Défi pour la Terre

Il s'avère que la chaîne d'e-mails "Pétition Planète" à laquelle j'ai participé et que j'ai relayée à certains d'entre vous ne soit pas pertinente (merci Fred d'avoir vérifié l'info). Je m'en excuse.
Elle aura cependant au moins eu le mérite d'alerter ses lecteurs sur un problème sérieux et avéré, la destruction de la forêt amazonienne, et plus largement de réveiller les consciences parfois un peu endormies sur certains des désastres environnementaux qui se jouent actuellement.

Pour des infos sur le sujet:

Défi pour la Terre

Planète nature

Agence de l'Environnement et de la Maitrise de l'Energie

lundi 4 juillet 2005

L'Abbé Pierre ouvre son blog!

Le blog de l'Abbé Pierre est en ligne depuis le jeudi 30 juin!
N'hésitez pas à y poster vos messages d'encouragement!!!

Et encore merci à l'Abbé et toute son équipe.

3 films, 3 fois youpiii

Une fois n'est pas coutume, le 7ème art n'étant pas mon loisir de prédilection, une petit rubrique ciné sur le blog...


"Séquence cinéma", première!

En effet, fait assez mémorable pour être souligné, les trois derniers films que je suis allée voir ces trois derniers mois (un par mois, moyenne faiblarde, mais bon... overbooking oblige!) m'ont vraiment touchée. Bien que très différents les uns des autres... Je ne vais pas m'étendre sur le synopsis, que les intéressés éventuels pourront aisément retrouver d'un tour de clic sur l'ô combien connu et fréquenté site d'Allociné, juste donner un pitit peu mes impressions volatiles et éparses par-ci par-là.

Locataires



Tout en finesse, délicatesse, de non-dits en bruissements troubles. Un jeune homme emprunte de façon transitoire des appartements laissés vides par leurs habitants habituels, le temps d'une parenthèse, de s'imprégner un moment des lieux et des êtres. Un jour il enlève au passage et presque sans le vouloir une jeune femme, un être fragile presque inexistant, qui le suivra. Le cinéaste filme la vie comme si elle était un conte ou un poème à inventer, un instant improbable et fugace riche de tous les possibles. Un songe...

Man to man



La rencontre de deux civilisations, de deux mondes, entre violence et fascination. L'Europe coloniale toute puissante et bien-pensante de la fin du XIXe siècle face à un Africain de la tribu des pygmées, respirant la liberté. Un voyage initiatique dans le temps et l'espace où l'image subjugue et prend au coeur, un périple au bout duquel l'homme en quête de science et de savoir va trouver bien plus que ce qu'il croyait chercher d'abord... Un frère!

Les poupées russes



Xavier a 30ans. Mais Xavier ne sait pas. Quel chemin, quel roman, quel amour? Esthétisme amusé, romantisme sans mièvrerie, les lieux défilent, les silhouettes des femmes flottent, comme les incertitudes du héros. Et tout ce carnaval incessant se conclut en farandole pour un mariage où il n'est pas encore celui qui dit oui. Car peut-on grandir vraiment quand celle qu'on aime s'appelle Wendy? On ne renonce pas si facilement au pays imaginaire.

mercredi 4 mai 2005

Ah bé ça c'est de l'abbé!

Alors pour ce qui est de mes lectures huhuhu...

Je viens de finir le récit autobiographique issu des carnets intimes de l'Abbé Pierre, Je voulais être marin, missionnaire ou brigand. Je ne peux en parler qu'en termes de superlatifs! Ce livre est un détour obligatoire pour chacun, un véritable guide de vie, les mots d'une sagesse acquise tout au long d'une démarche spirituelle intime et d'un dévouement sans précédent auprès des plus pauvres.
L'Abbé Pierre s'y dévoile en trois mots: humilité, charité, tolérance! Une véritable leçon d'humanité, où le sacré prend tout son sens, remis à sa place véritable: dans les liens d'amour, la fraternité universelle tissée entre les hommes d'une même planète. A des années-lumières de la grandiloquence, de la démesure du Vatican éloignant sans cesse le divin et la morale dans des sphères inaccessibles...
Mais ce recueil est aussi et surtout un appel à tous! L'espoir d'un monde nouveau , ici, dès aujourd'hui. Là, à la portée de chacun... Encore faut-il trouver la force, l'audace de sortir de la routine de nos petits égoïsmes, de nos grandes lâchetés, pour oser lui donner vie!


Abbé Pierre
Je voulais être marin, missionnaire ou brigand


Extrait:


"...et le vieux moine Vinoba me définit la bonté
(...) "Bonté! Soyez bon. Soyez les combattants de cette armée pour le règne de l'Amour. Mais qu'est-ce que c'est "être bon"?
Ce que c'est? Oh! Regardez une mère. Son enfant souffre-t-il? Alors, elle n'a plus de repos; le jour, la nuit, elle va, elle lutte, elle veut avoir tout fait, jusqu'à mourir elle-même s'il le faut, heureuse même de mourir pour qu'il n'ait plus mal. Une véritable maman, voilà la bonté. Alors, pour être bons, luttons pour parvenir à être chacun comme si nous étions la mère de tous les humains qui vivent dans ce village, dans le village entier de la terre entière." "



Pour finir cette note, le nouveau livre que je viens tout juste de commencer est une oeuvre de Paul MELKI, le Journal de bord d'un détraqué moteur, dont je reparlerai...

Voili voilou, CTPM!

mardi 3 mai 2005

Doubi doubi

Ce que j'écoute en ce moment?

En fait je me suis procuré l'album récent de Romane Serda -j'adôôôre Anaïs Nin interprétée en duo avec Renaud (voir le clip dans son intégralité ici, tout en bas de page)- et on m'a filé le dernier De Palmas -j'aime, j'aime Au paradis et le clip en images de synthèses est trop beau (voir un bout du clip ici pis un autre )-, pis je me réécoute les Innocents deçi delà, parce que mine de rien ça fait toujours bien plaisir!

D'ailleurs toute cette zic moi ça me, ça me...
...doubidoubidouwap... yeah...

mercredi 6 avril 2005

A propos de l'Europe...

Un texte de l'Abbé Pierre tiré de ses carnets intimes, évoquant son opinion de 1956 sur la toute jeune Europe; un soucis visionnaire, très actuel au regard des problèmes posés par le débat contitutionnel:

"L'Europe est nécessaire mais elle échoue dans sa recherche de son unité. Pourquoi, si ce n'est parce qu'elle ne peut être que mutilée, tant que sont au coeur de ceux qui disent vouloir la fonder, d'autres soucis que celui de mettre en commun l'effort pour la délivrance des plus dénués de tout, dans toutes ses nations. On a voulu la fonder d'abord sur les intérêts privés, puis sur d'équivoques affirmations de nécessité de sécurité... Si les gouvernants avaient été assez "de leurs peuples", ils auraient senti qu'il fallait la fonder sur des pactes de pain et de bâtiment! Dans l'enthousiasme de la jeunesse et de la multitude, elle serait faite; et les accords de sécurité mlilitaire nécessaires, et aussi les intérêts privés, dans la mesure où ils peuvent être légitimes, tout cela aurait suivi, se serait trouvé assuré.
Mais il aurait fallu pour cela des hommes qui croient en leurs peuples, qui les connaissent, et pour cela qui davantage "en soient"."

vendredi 25 mars 2005

Un roman par Eric-Emmanuel SCHMITT

L'Evangile selon Pilate raconte de manière très romancée et subjective les différents temps du message chrétien, des paroles de l'homme, Yéchoua de Nazareth, qui lui donne naissance, à sa diffusion progressive... L' expansion prochaine à Rome, carrefour du monde de l'époque, est ici symbolisée par le personnage de Pilate : ce représentant du pouvoir romain à Jérusalem, l'un des acteurs principaux de la passion du Christ, tout imprégné de la rationalité de sa nation, se verra peu à peu heurté dans ses certitudes, bouleversé par la puissance du message inédit qui ne cessera de se propager...

Si tout n'est pas à retenir de ce livre (raccourcis rapides sur l'époque, voire clichés, interprétation abracadabrante de certains épisodes de l'Evangile), certains passages sont remarquables en ce qu'ils retranscrivent des paroles d'amour et d'humanité avec une sensibilité littéraire particulière. Comme dans cet extrait par exemple, très représentatif du point de vue de l'auteur sur le personnage de Yéchoua (qui s'exprime ici à la première personne, comme dans tout le prologue) :

« La terre a été laissée aux hommes : qu’en ont-ils fait ? Rendons-la à Dieu. Abolissons les nations, les races, les haines, les abus, les exploitations, les honneurs, les privilèges. Abattons les échelles qui mettent un homme plus haut qu’un autre. Supprimons l’argent qui fait les riches et les pauvres, les dominants et les dominés, l’argent qui crée l’angoisse, l’avarice, l’insécurité, la guerre, la cruauté, l’argent qui dresse son mur entre les hommes. Accomplissons toutes ces exécutions dans notre esprit, créons un charnier de ces mauvaises idées, de ces fausses valeurs. Aucun trône, aucun sceptre, aucune lance ne peut nous purger et nous ouvrir à l’amour vrai. Mon Royaume, chacun le porte en lui, comme un idéal, comme une chimère, une nostalgie ; chacun a en lui la pulsation intime, le désir doux. Qui ne se sent pas le fils d’un Père qu’il ignore ? Qui ne voudrait reconnaître un frère en chaque homme ? Mon Royaume est déjà là, espéré, sans cesse rêvé. L’élan d’amour est déjà là, palpitant, mais sans cesse heurté, retenu, timide, déçu. Je n’ouvre la bouche que pour nous donner le courage d’être nous-mêmes, la témérité de l’amour. Dieu, quoique déjà là, est toujours à accomplir. Et Dieu ne souffre pas la timidité. »

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